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25 novembre 2007

Scène de la vie quotidienne


La scène se déroule dans la cuisine vers 7h45.
Cabotine, 2 ans et demi et Maman.

Cabotine : "Maman, j'ai faim !"
Maman : "Viens mimine, on va voir ce qu'on a."
Cabotine, pimpante, regardant en direction du bocal du poisson : "Bonjour Doriiiis !"
Maman : "Tu veux lui donner sa nourriture, mimine ?"
Cabotine : "Ouiiiii"
Maman, l'air de chercher : ...
Maman, nerveuse, cherchant désespérément le poisson bleu dans le bocal : "Elle est où Doris, cocotte" ?
Cabotine, expressive à souhait : "Elle est ouuù Doris, mamaaan ?"
Maman, un soupçon de panique dans l'expression faciale : " !!! "
Cabotine, insistante, exigeant sur-le-champ qu'on éclaircisse ce mystère : "Ouuuù Doris, mamaaaan?"
Maman, complètement abasourdie devant le bocal vide : "Euh...maman est aussi mystifiée que toi, Minoune. Elle est peut-être partie au monde des fées ?"
Cabotine, songeuse : "Au moooonnde des fées ???"
Maman, cherchant quelque chose de cohérent comme explication : "Ou alors elle a décidé de faire comme Némo et de retourner à la mer?"
Cabotine, franchement sous le charme : "Ohhhhhhh".
Maman et Cabotine, se regardant, dubitatives : ...

++++++++++++++
Mise à jour, 20h : L'enigme a été résolue ! Le lieu où se cachait Doris a été identifié. Et la conclusion est moins x-filienne qu'elle en avait l'air. Lili-la-chatte n'ayant jamais même daigné s'en approcher, j'avais vite écarté cette hypothèse. Or, en lavant les coquillages pour accueillir Doris II, la découverte de Doris Première prise tout au fond d'un de ceux-ci me laissât pantoise. Des funérailles nationales sont prévues. Les drapeaux sont en berne.

02 novembre 2007

Chanson au réveil

Un des moments câlins que je partage avec mes filles (Cabotine, 2 ans 1/2 et Pétard-à-ressort, 5 ans) est le rituel du matin où elles viennent me joindre au lit et où on passe des caresses aux chatouilles aux échanges quant à la nuit qu'on vient de passer ou aux inspirations du moment.

Ce matin, voici ce que Pétard-à-ressort avait à chanter, qui se turlupine habituellement sur un air de sorcière :

"Les garçons, ça n'existe pas
Ce sont des histoooiiires, ce sont des histoooiiiires
Les garçons, ça n'existe pas
Ce sont des histoires qu'il ne faut pas croire !"

Ça s'invente vous croyez ?

28 octobre 2007

À la manière de ...

photomax !



Pas du tout planifié, par contre. Ce qui fait que j'ai plutôt du bol puisque ça m'est arrivé à des feux de circulation au rouge et que j'ai dû faire vite pour courir chercher l'appareil-photo dans le coffre arrière. Et, encore là, qu'il soit là c'ui-là, coup de bol.

27 octobre 2007

La vie en rose

Can't make it girlier ! Sure can't !



Je ne vous surprendrai pas en vous disant que j'ai ma dose de crémage rose pour un bon 10 ans ! Mais sur fond de Macadam tribu, ça s'est fait assez bien. Oh, il est rempli d'imperfection, mais à cette heure tardive, je ne vais pas faire ma rouspeteuse.

Je l'ai fait avec toute l'affection que j'ai pour toi, bébé. Sachant que ton visage me dira tout demain.

Cinq ans que tu fais partie de ma vie. Et même beaucoup plus quand j'y pense. Je t'ai désiré, porté et maintenant, j'apprend chaque jour à connaître, apprécier le fantastique petit bout d'humaine que tu deviens. Et à remercier la vie de t'avoir mise sur ma route.

Bon anniversaire ti-pétard à ressort.

17 octobre 2007

Maman honteuse

J'ai deux magnifiques gamines. Deux superbes pépettes jambettes. Je sais, je ne vous les ai pas présentées en bonne et due forme et je le ferai un de ces jours, mais le fait qu'elles soient fantastiques ne fait qu'amplifier mon présent malaise.

*Malaise* étant, vous le comprendrez bien assez tôt, un mot pas du tout, mais alors là, pas DU TOUT à la hauteur de ce que je doive confesser. C'est plutôt la honte brute. Un inqualifiable oubli. Une monstrueuse négligence. Malheureusement symptomatique de mes amnésies passagères. J'en ai eu les boyaux remués juste à y penser de nouveau...

Je suis distraite, misère ! C'est un constat que j'ai fait des tonnes de fois, pourtant. Mais là... Le voilà devenu un qualificatif que je dois malheureusement classer au répertoire des caractéristiques qui se collent à moi, comme un chien à son maître !

Vous ne pourrez pas dire que je vous raconte seulement c'qu'y a de beau. C'est du pas beau ce qui suit. Je n'en suis pas fière (insérer des yeux misérables ici).

Alors, voilà. Hier matin, je tombe sur l'aide-mémoire (en plus!) refilé par le CPE pour me rappeler que la réunion de parents a lieu *roulement de tambour* LA VEILLE !!! J'ai presque vu défiler ma vie. J'exagère à peine !

La veille ! Comment ai-je pu faire un oubli pareil ? Comment ? J'y ai pourtant songé TOUTE la semaine ! Et hop, le jour venu, je rentre tard du boulot, je martèle en moi le message : Il faut que t'appelles Gen, c'est sa fête, t'oublie pas, hein ? Et puis hop, le soir tombe et j'oublie la réunion de parents !!!

Pour bien enfoncer le clou de cet oubli difficilement excusable, j'ai même confirmé au type qui m'aidera dans les rénos de la salle de bain que "non, je n'ai rien ce soir, tu peux passer pour prendre des photos et je te ferai le relevé de la pièce" !

Y'a toujours bien fallu que je me pose la question "suis-je libre ce soir?" pour lui répondre ! Comment ai-je fait pour me répondre par l'affirmative ? Mystère...

Vous croyez que je me qualifie pour Atomes et Neurones dans la catégorie celle qui s'invente des disponibilités là où elles n'existent pas ?

En tout cas, une chose est incontestable, je n'aurais sûrement pas fait le poids à l'émission du 8 octobre.

Quant à celle du 22 octobre, elle sera sûrement très éclairante.

09 septembre 2007

Un heureux hasard

Enfin, je ne sais pas encore si c'est heureux. Mais sur le coup, ça m'a plu !

Je reviens de faire des courses, quartier Limoilou et passant devant un vide-grenier au détour d'une ruelle, j'offre quelques dollars à un type qui vend un range-vin en bois. Je marche donc, range-vin en main. Je parle au portable lorsque je croise un type, la trentaine, déjà croisé à quelques reprises (je dirais 3) depuis le début du mois. Je me dis que c'est trop de hasard, que je dois savoir, coûte que coûte. Je discontinue cavalièrement mon interlocuteur mobile pour arrêter ce couple qui marche vers moi depuis, ô, je dirais, 2-3 secondes max.

Z : Excuse-moi, mais je dois vraiment savoir (bafouille), je crois qu'on se connait, enfin, je suis certaine de te connaître ...

J'étais déterminé à ne pas rater ma chance de savoir qui c'était cette fois-ci.

Lui, sourire en coin, que je n'ai pas déchifré tout-de-suite : ...
Z : ... je t'ai croisé à quelques reprises depuis quelques semaines... et...
Lui, maintenant souriant franchement : Ah oui, on s'est croisé déjà ?
Z : Oui, plusieurs fois, enfin moi je t'ai vu à quelques reprises dans le quartier. Et je sais que je te connais. Enfin, je le crois.
Lui (affirmatif), déclame : I. C.
Compagne de promenade l'accompagnant, dubitative : I.C....ça me dit quelque chose.
Il regarde sa compagne de promenade et lui explique : C'est l'ancienne blonde de P.D. Pas Christine, avant même Christine !
Elle : hein ! Tu parles !

Les 3 à la fois, dans un joyeux désordre : Oui !!! Comment tu vas ? Qu'est-ce que tu deviens ?

Je vous passe les détails de cette conversation de reprise de contact (après 15 ans sans s'être vus!). Conversation où j'apprends, entre autres, qu'il est accompagné de sa pimpante soeur, très fière de me présenter ce qu'est devenu son frère aîné.

Z, insistante : Et alors, qu'est-ce que tu deviens ?
Lui : ...
Elle, excitée, l'interrompant, pleine de fierté : Son deuxième roman sera publié demain !!!
Lui, plus humble, presque qu'embêté de l'empressement de sa soeur : je n'aime pas dire ça d'entrée de jeu... mais ouais, c'est ça.

Je survole la réception de cette bonne nouvelle et la façon dont on s'est quitté pour vous dire que ce deuxième roman, publié à l'Instant Même, se retrouvera prochainement dans ma boîte aux lettres. C'est non sans avoir insisté pour me le procurer moi-même, sachant les conditions de vie des auteurs québécois.

Son premier roman semble avoir suscité un intérêt certain.



Des bribes lus ça et là, j'avais franchement l'impression d'être assise dans le taco qui nous menait, plusieurs matins par semaine, au CEGEP, et d'entendre ironiser ces deux comparses, inséparables détracteurs alors étudiants en lettres.

Ceci dit, j'espère que j'aimerai ça, parce que Miss nunuche a promis d'être honnête en lui livrant ses impressions. Et honnête elle sera.

En tout cas, c'est tout lui, : ça.